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Les Personnalités qui font l'histoire de Biskra

a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w w y z

 

André GIDE

André Gide, est un écrivain français né à Paris le 22 novembre 1869 et mort le 19 février 1951. Volonté de liberté et d'affranchissement à l'égard des contraintes morales et puritaines, son œuvre s'articule volontiers autour de la recherche permanente de l'honnêteté intellectuelle. Comment être pleinement soi, jusqu'à assumer sa différence sexuelle, sans jamais démériter à l'égard de ses valeurs ? Ce pourrait être l'enjeu de l'écriture gidienne et la raison de son importance dans la première moitié du XXe siècle. Ainsi, issu d'un milieu bourgeois et protestant, Gide est un temps attiré par l'URSS : un voyage en 1936 en compagnie de Pierre Herbart, Jef Last et Eugène Dabit, suffit à l'éclairer sur les réalités de la bureaucratie soviétique et il publie à son retour deux brûlots (Retour de l'URSS et Retouches à mon retour de l'URSS) qui consomment sa rupture avec le communisme. Cet engagement, Gide l'a semblablement manifesté devant la colonisation française en Afrique, publiant un retentissant Voyage au Congo en 1927 et Les Faux-Monnayeurs (1925), qui fut son seul roman, selon Gide lui-même. Cet aspect politique de l'œuvre de Gide reste toutefois marginal : c'est par ses œuvres de création et plus encore par son œuvre autobiographique que l'écrivain a le mieux cherché à réconcilier les deux personnalités qu'une éducation rigoriste et une morale sociale trop étroite avaient divisées : l'homosexuel avide de jouissance finit sans doute par cesser de rougir devant le protestant austère et raffiné. Tous deux s'accomplirent harmonieusement sous les yeux d'une époque qui ne pensait plus trop à s'en alarmer : qualifié de « contemporain capital » par André Malraux, André Gide a obtenu en 1947 le prix Nobel de littérature. Il meurt en 1951 et en 1952 l'Église catholique met son œuvre à l'Index. Sa correspondance avec Paul Valéry comme avec Roger Martin du Gard a été publiée. La première montre un Gide très impressionné par la puissance montre au contraire de rapports très cordiaux d'égal à égal. Toutes deux constituent d'importants documents pour comprendre cette époque. A Biskra André GIDE s’installa pendant plusieurs année, où il commença à écrire "Les Nourritures terrestres", et publia "Paludes".

Pour voir la Liste des éditions originales des principaux livres d'André GIDE et Toute sa Biographie  Cliquer ici.

sources:(http://perso.wanadoo.fr/mondalire/gide.htm)

autres Liens: www.gidiana.net , alalettre.com - André Gide.

 

 

Mohamed Elamine ELAMOUDI

 

Larbi BEN M'HIDI

Larbi Ben M'hidi est né en 1923 à Aïn M’lila dans l'Est algérien et est issu d'un milieu agraire et d'une famille aisée. Il a suivi des études primère a l’ecole francaise dans son village. Après une année il est partis a Batna pour continuer ses études primères. après soon certificats d’études fondamantale Il est revenu a sa famille à Biskra. Où il a repris ses études. rn 1939 il intégré les rangs de Kachafa. Groupe Aragaa a biskra. Et après qlq mois il est devnue derigant de groupe. Il était l'un des rares Algériens à avoir poursuivi des études secondaires, ce qui lui permit par la suite de travailler comme comptable au service du Génie civil de Biskra. Influencé par les enseignements de Moubarek el-Mili, et désireux d'approfondir ses connaissances culturelles et politiques, il partit pour Constantine. Par la suite Ben M'hidi adhéra au Mouvement des Amis du Manifeste et de la Liberté, et participa ainsi au congres de mars 1945. Les événements du 8 mai 1945 constituent un point décisif dans sa vie. Il est arrêté au cours de la manifestation de Biskra. Il opte alors pour une activité secrète. Les autorités françaises le jugent par contumace et le condamne à dix années de prison. Il fut responsable au sein des scouts Musulmans et membre dirigeant de l'organisation secrète comme assistant à Mohamed Boudiaf. Il devient responsable du Nord de Constantine (1949-1950). Par ailleurs, il fut membre fondateur du comité révolutionnaire pour l'Unité et le Travail, le groupe des "22" et du groupe des "6". Il prend le commandement de la région d'0ran (la cinquième wilaya) au déclenchement de la révolution. Il fut aussi responsable de la coordination entre diverses régions, de la préparation de la révolution et de la recherche d'un soutien extérieur. Il visite le Maroc , ensuite l'Egypte. Il tente de dépasser les conflits survenus entre les chefs de la révolution. Le 20 août 1956, il participe au congrès de la Soumam comme représentant de la région d'0ran, et prend part ainsi à la rédaction de la charte de la révolution. Il est membre du Conseil National de la Révolution Algérienne en 1956 et de la commission de coordination et d'exécution en compagnie de Ben Khedda, Abane Ramdane, Krim Belkacem, et Malek Temam. Il est proche des idées de Abane Ramdane et Krim Belkacem. Le premier fut assassiné au Maroc à la fin de décembre 1957 le second à Frankfurt le 18 octobre 1970. Il laisse le commandement de la cinquième wilaya, pour le commandement et la coordination de la bataille d'Alger. Il est mort sous la torture le 4 mars 1957. à la suite de son arrestation par les parachutistes le 25 février 1957. Le chef des forces spéciales le colonel Bigeard dit qu'il est unique en son genre de par son courage et sa personnalité.

 

  Ibn Khaldoun

l'historien et philosophe musulman Ibn Khaldoun qui passa pour se reposer à Biskra en 1352 ou il écrivit beaucoup sur les descendants de la ville et sur toute la régionn

Ibn Khaldûn est un célèbre inconnu. Sa réputation est considérable ; mais il est de ces auteurs dont on salue d’autant plus volontiers l’importance qu’on les a peu lus ou pas du tout. Cette situation paradoxale ne vaut pas seulement pour les pays occidentaux où l’on minimise traditionnellement la culture et la pensée arabes quand on ne les ignore pas. Ibn Khaldûn a aussi longtemps été oublié à Tunis, où il est né, comme au Caire, où il est mort.

Ibn Khaldoun, de son vrai nom Abou Zeid Abd er-Rahman Tunis 27 mai 1332, mort au caire 19 mars 1406) est issu d'une famille de notables originaires d'Andalousie. Cet illustre historien et philosophe d'Afrique du Nord se considérant lui-même comme Arabe, et se réclamait d'une lignée remontant à l'Hadramout, en la 10e année de l'Hégire. Ibn Khaldoun est à la fois l'historien et un sociologue avant la lettre des sociétés arabe, berbère et perse. Ibn Khaldoun est descendant d'une famille arabe yéménite établie en Andalousie dès le VIIIe siècle, puis émigrée à Tunis. Il passe une partie de son existence à la cour mérinide, remplissant diverses fonctions politiques auprès des sultans de Tunis et de Fès, (ce dernier ayant pour Premier ministre l'écrivain Ibn al-Khatib, avec lequel Ibn Khaldoun entretiendra longtemps des relations de rivalité amicale), puis du souverain de Grenade. Ibn Khaldoun a eu un impact mesuré sur la culture et la pensée arabe. Il a introduit la notion d'histoire cyclique fondée sur des facteurs profanes générés par l'affaiblissement naturel des générations sédentarisées, héritières des conquérants nomades, mais que la richesse et le mode de vie urbain entraînent dans un cycle inexorable de décadence.  (sourc: http://tiziameur.isuisse.com/ibnkhaldoun.htm)

 

Khelifi Ahmed

Khelifi Ahmed (Cliquer pour écouter). Né en 1921 à Sidi Khaled (Biskra), Khelifi Ahmed est le plus célèbre chanteur du genre "bedoui". A partir de 1949, il adopte le chant typique du Sud (Aye Aye) qu’il n’abandonnera jamais plus et à qui il donnera ses lettres de noblesses. Il interprète les grands poètes de "Melhoun" (poésie populaire) dont Benguitoun, Ben Keriou de Laghouat, et Aissa Ben Allal. Ce dernier est l'auteur de la chanson "Guelbi Tfekkar Ourban Rahalla" (Mon cœur se souvient des arabes nomades) qui est restée immortelle. Vous pouvez écouter sur site la chanson qu'il a interprétée en l'honneur de Bou-Saada "Et haouel ya kaf Kerdada" (Déplace-toi O mont de Kerdada).

 En effet, Djelfa est une ville ou existent une flopée de chanteurs et de groupes dans tous les genres allant des groupes folkloriques pour le genre sâadaoui aux groupes modernes en passant par les différents cheb, naïli ou raï. Les terrasses ne se vident pratiquement jamais avant une heure tardive, il y a certaines qui restent animées jusqu’au lever du jour. A la ville nouvelle, devant la cité des Jardins, sur un grand et long trottoir, on offre du thé préparé à la manière de Ouargla. D’ailleurs, l’allée est baptisée M’rah El Ouargla — la promenade des Ouargli — où il fait bon vivre. Pour les hôteliers, c’est le Naïli Grand Hôtel qui a innové, il a installé une très grande kheïma où chaque soir le grand chanteur bedoui, Madani Belhadj digne héritier de Khelifi Ahmed se produit. (source: http://www.bou-saada.net/musique.htm)

 

Lavigerie

Le Cardinal Charles-Martial Antoine Lavigerie est né à Huire, près de Bayonne, en France le 31 octobre 1825. Sa famille appartenait à la moyenne bourgeoisie de tendance libérale affichant volontiers, sur le plan religieux, un certain scepticisme. En Octobre 1840, Lavigerie entre au petit Séminaire de Laressore, diocèse de Bayonne. En Octobre 1841 et à l'âge de seize ans, Charles quitte sa famille pour entrer au petit séminaire de Paris à St-Nicolas du Chardonnet. C'est là que le brillant étudiant va commencer à s'ouvrir aux grands problèmes de la France, de l'Église et du monde en général. En Octobre 1843, Il commence le Grand Séminaire à Issy, Saint Sulpice. En 1847, et à 22 ans, son Évêque lui demande de préparer le Bac et une licence de lettres. En 9 mois, il est admis aux deux. Au Séminaire des Carmes de l'Institut Catholique de Paris, à Noël il reçoit le Sous-Diaconat. Le 02 juin 1849 Il est ordonné prêtre, et il est Retourné aux Carmes pour préparer le Doctorat de Lettres, il l'obtient en juillet devenant le premier "docteur" de l'institution. Entre 1853 et 1854 et après avoir fait du ministère près de deux congrégations religieuses, il est nommé par l'Archevêque de Paris, professeur d'histoire ecclésiastique à la Sorbonne, muni de deux doctorats. En 1860, il a rencontré l’Émir AbdelKader lors de son visite à Damas où il découvre les richesses de la civilisation arabo-musulmane et celles des Églises d'Orient. En 1863, il est nommé évêque de Nancy à 38 ans et il est ordonné à St-Louis des Français. En 1866 et à 41 ans, Le gouverneur de l'Algérie Mac-Mahon- on lui offre l'archidiocèse d'Alger. Donc, il est devenu missionnaire et il est nommé évêque d’Alger. Grâce à son activité de missionnaire, le 19 mars 1882, Il est créé cardinal par le pape Léon XIII. Le cardinal Lavigerie est mort à 67 ans le 26 novembre 1892 à Alger. Son corps a été transporté à Carthage en Tunisie à la cathédrale saint Luis qui l’a construit, où il a été enterré. L'hôpital de la ville de Biskra ainsi que sa statue en bronze restent un témoignage de son passage par cette ville. (source: Site international Pères Blancs)

Maati Bachir

Célèbre interprète, auteur et compositeur Maati Bachir est un grand nom de la musique algérienne. Il a profondément marqué son époque et la chanson algérienne et arabe depuis l'indépendance. L’homme aux lunettes noires est né le 05 avril 1942 à Biskra. Dans le quartier populaire Mssid, De son vrai nom Bachir Mebarki, il a entamé son cycle scolaire a Biskra avant de rejoindre Paris pour des études en musique suivies de 1960 à 1962. En 1963 et après l’indépendance, il débute une carrière de chanteur à la radio d'Alger et enregistre plus de vingt-cinq chansons dont la célèbre "Min Isabbarni" qu'il interprète pour la première fois en 1966. Mais c'est en tant que compositeur qu'il se fera le plus connaître. Saloua, Saliha Essaghira, Nora, Khelifi Ahmed, Nardjess, Chaou et bien d'autres chanteront ses textes avant qu'il ne compose pour une autre génération issue de la célèbre émission "Alhane Oua Chabab" qu'il marque profondément de son empreinte. Ce fut tour à tour, Nardjess, Meriem Ouaffa, Nadia Benyoucef qui interpréteront ses compositions avec une touche particulière qui a longtemps visé à "algérianiser" des mélodies tirées de plusieurs genres et chantées dans plusieurs registres. Il fut pendant plus de trente années un interprète compositeur mais aussi le chef d'orchestre de plusieurs générations de musiciens qui ont eu beaucoup à apprendre à ses côtes, selon nombre d'entre eux. Malgré le grand succé induscutable de l’artiste Biskri, Maati Bachir est resté très attaché a sa terre de naissance et a son quartier ou il rendait visite régulièrment pour se resourcier. Terrassé par une grave maladie, il cessa de composer en 1992, date à laquelle l'office national des droits d'auteur (ONDA) lui comptabilise près de 400 morceaux musicaux dans différents genres. Maati Bachir s'est éteint le 08 janvier 2004, à l'hôpital Bichat à Paris, des suites d'une longue maladie, en laissant un grand bagage artistique ainsi que pour le algérien. Il a sculté sa carière en or en tavaillant pour les grand du artiste algérien et arabe. Un hommage d'un Biskri à cette immense inoubliable star, car Maati Bachir a incontestablement enrichi la chanson algérienne, tous genres confondus, et ses chansons et compositions musicales restent longtemps une référence d’inspiration pour la chanson algérienne.  Source : http://www.algerie-dz.com/

 

Mohammed Chaabani

Son vrai nom est Taher Chaabani. Natif d'Oumache un petit village de la wilaya de Biskra, le 04 septembre 1934. Comme tous les enfants du village, Il entreprit ses études à Oumache à la Zaouya qui était dirigée par son père. Après un passage par une école à Biskra, il rejoignit l'institut Ben-Badis à Constantine en 1950. Encore étudiant au moment du déclenchement de la révolution, il ne tarda pas à abandonner les bancs de l'école pour rejoindre les rangs de l'A.L.N avant d'être le compagnon et le collaborateur du colonel Si Haouès jusqu'a sa mort. Il était passé par tous les postes, zone, région et wilaya. Son accession à la responsabilité de la wilaya ne fut pas accidentelle. De petite taille, il avait cependant une très grande personnalité. Colonel sur le terrain depuis 59, il ne fut officialisé qu'en 1961. Il joua un grand rôle dans la résistance au grand sud, notamment après la révolution pétrolière et la décision de la France pour la séparation du sud Algérien. Malgré plusieurs versions contradictoires, le colonel Chaabani a été condamné à mort après un jugement ! Le 03septembre 1964. (source: Journal le Soir d'Algerie du 25-01-1993)

 

Mohamed Khider

Mohamed Khider est né le 13 mars 1912 à Alger d’une famille Biskrite très modeste. Il quitta l’école très jeune pour aider sa famille pour cela, il travailla comme receveur des bus reliant Biskra et Batna.

Il était l'un des dirigeants historiques du MTLD algérien, puis du FLN. Le 22 octobre 1956, l'avion qui transporte les dirigeants du F.L.N. (Ben Bella, Mohamed Khider, Mohamed Boudiaf, Hocine Aït Ahmed, Mostefa Lacheraf) de Rabat à Tunis est détourné sur Alger et ceux-ci sont fait prisonniers. Après le cessé le feu le 19mars 1962, il a été libéré avec Ben Bella.

Le 4 janvier 1967, en Espagne, à Madrid, Mohamed Khider est assassiné. Aujourd’hui l’université et l’aéroport de Biskra porte son nom.

 

MTLD : (Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques)

FLN : (Front de Libération Nationale).

 

Mohamed Laïd Al-Khalifa

né en 1904, mort en 1979, est un poète réformateur algérien. Il est considéré, avec Moufdi Zakaria, comme le plus grand poète arabophone algérien de l'époque moderne. Il fut un membre influent de l'association des oulémas musulmans algériens dès sa création en 1931.

 

Né le 28 août 1904 à Aïn Beïda dans une famille d'origine rurale, religieuse et conservatrice. Ses ancêtres s'étaient fixés dans la région d'Oued Souf, dans un petit village appelé Kouinine. Il termine ses études primaires à l'école coranique d'Aïn Beïda, avant que sa famille ne quitte Aïn Beïda pour Biskra en 1918. Il continuera ses études à la Zitouna, qu'il dut interrompre, après deux années, pour des raisons familiales et il continué à se former par lui‑même.

Son premier poème écrit à 20 ans saluait la naissance d'un journal tunisien Al‑Asr (l'époque). Celui‑ci l'imprima sur sa première page. À son retour en Algérie et parallèlement à sa fonction d'enseignant dans la médersa de Biskra, qui était le seul débouché pour les arabophones, il écrit dans les journaux réformistes tels que Sada Sabra, Ai Muntaqid, AchChihab et Ai‑Islah.

Directeur de la médersa de la Jeunesse musulmane d'Alger pendant dix ans, il participa à la création de l'Association des oulémas musulmans algériens et, au début de la Seconde Guerre mondiale, il quitta Alger pour Biskra, Batna, ensuite Aïn M'lila où il s'installa comme directeur de sa médersa, jusqu'au déclenchement de la guerre de libération. La médersa fermée, Mohamed Laid fut arrêté à plusieurs reprises, emprisonné à Constantine où il rencontra le chahid Mostefa Ben Boulaïd, puis assigné à résidence à Biskra où il resta sous surveillance jusqu'à l'indépendance.

En hommage à cet homme de lettres qui a voué sa vie à son peuple et à sa patrie en leur consacrant des poésies éternelles, l’Union des écrivains algériens lui décerna, en 1966, le premier prix du meilleur poète d’expression arabe. Par la même occasion, le ministère de l’Education édita son oeuvre volumineuse en un Diwan ; grand recueil de poésies, paru en 1967 à la SNED (3° édition en 1992). Quelques années plus tard, les ministères de l’Enseignement Secondaire et Supérieur décidèrent d’introduire sa poésie aussi bien dans l’enseignement secondaire que dans l’enseignement universitaire. Une louable initiative. Ce grand militant dont l’oeuvre déborde de patriotisme sincère, d’une volonté infatigable et d’un mysticisme salvateur, meurt le 31 juillet 1979 à Batna, des suites d’une grave maladie contractée les premières années de son emprisonnement.

 

Tayeb El Okbi

Né en 1889 à Biskra, il émigre à l'âge de cinq ans avec sa famille au Hedjaz en Arabie saoudite. Il passe alors de la ville de Médine à La Mecque. Il y grandit et fit des études très poussées en théologie. Devenu grand lettré, il se lança dans la prédication et le journalisme. Dès le début de ses activités professionnelles, il est conseiller du souverain, le chérif Hussein qui lui confia la direction du journal Al qibla, un journal réformiste, et de l'imprimerie officielle. Il se fit surtout connaître par ses articles réformistes, panislamiques et panarabes et par un très grand talent oratoire. Suspect aux yeux de l'autorité turque, il sera placé en résidence surveillée en Turquie. Il est libéré grâce à l'intervention de l'émir Chekib Arslan, alors proche des Turcs.

Il fait son retour en Algérie en 1920, il commença immédiatement à propager la doctrine réformiste islamiste : éveil des musulmans, combat contre l'analphabétisme, lutte contre le maraboutisme etc. Il fut très vite considéré comme élément à surveiller par l'autorité coloniale française. Il se mit en contact avec d'autres lettrés notamment Ben Badis et collabora au journal Al Mountaquid, al Chihab et créa son propre journal Al Islah qui eut du mal à paraître du fait des embuches créées par les autorités françaises.

Il s'installa à Alger en 1929 et lança les activités du fameux "Cercle du Progrès" qui devint très rapidement le centre de rassemblement de nombreuses associations réformistes. Son grand talent oratoire (comparé à celui de Démosthène ou Bossuet) et son engagement total lui valurent un très grand prestige auprès de la population algérienne. Il fonda en 1935, au Cercle du progrès, l’Union des croyants monothéistes et devint un ami du grand orientaliste français Louis Massignon. En 1933 les autorités préfectorales lui interdirent de prêcher dans les mosquées (circulaire Michel) et en août 1936 l'incarcèrent à la suite d'un complot monté contre lui par la police coloniale française.

Remis en liberté provisoire, son procès n'eut lieu qu'en juin 1939. Albert Camus le défendit dans les colonnes du journal « Alger républicain ». Il fut acquitté, avec la palme du Martyr et l'administration française déconsidérée[réf. nécessaire]. Après 1940, il continua ses activités au Cercle du progrès, (prédication réformiste, défense de la langue arabe, indépendance du culte musulman, droits des musulmans algériens etc.). Sur le plan politique il était considéré comme modéré en comparaison des positions affichées par Messali Hadj, leader du mouvement indépendantiste, Parti du peuple algérien. El Okbi était partisan d'une indépendance octroyée progressivement et un des rares oulémas partisans du bilinguisme. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il prit position contre les mesures du gouvernement de Vichy à l'égard des Juifs. Le déclenchement de la lutte armée en novembre 1954 par de jeunes révolutionnaires, tous issus du MTLD (Parti dirigé par Messalli Hadj) surprit tous les mouvements et personnalités réformistes. El-Okbi, vieilli, malade et grabataire fit au cours de la lutte armée une seule apparition publique en janvier 1956 au Cercle du progrès sur insistance d'Albert Camus (conférence sur une trêve civile en Algérie). Il décéda en mai 1960. Une foule nombreuse l'accompagna à sa dernière demeure.


sources: ترجمة الشيخ الطيب العقبي من جريدة البصائر -

   

 

 

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